LA THÉRAPIE HYPERBARE, C'EST QUOI?

La thérapie hyperbare comporte deux composantes clés : l'oxygène et la pressurisation.

 

Une séance en caisson hyperbare consiste à placer une personne dans un endroit hermétique (chambre hyperbare) dans lequel la pression de l’air est augmentée, par le biais de compresseurs, à un niveau plus élevé que la pression atmosphérique.

La thérapie hyperbare fournit une surabondance d’oxygène

L’intérêt pour la thérapie hyperbare vient du fait que la pression influence la quantité d’oxygène qui peut être transportée dans le sang. À pression normale, l'oxygène que nous respirons est principalement transporté par nos globules rouges dans notre organisme et une infime quantité d'oxygène est dissoute dans notre plasma. Lors d'une séance en caisson hyperbare, nos globules rouges se saturent en oxygène et, grâce à la pression obtenue dans le caisson hyperbare, une plus grande quantité d'oxygène se dissout et pénètre dans nos liquides corporels (le plasma sanguin, le liquide lymphatique et le liquide encéphalo-rachidien) ainsi que dans tous les tissus, les cellules et les organes de notre corps, donc plus profondément dans le sang. 

Ce processus :

  • permet à l'oxygène de se stocker dans toutes les cellules de notre organisme  

  • permet d'oxygéner des parties du corps qui ne reçoivent pas d’oxygène par la simple respiration

  • favorise la régénération de tout notre organisme.

Ce mécanisme physiologique est expliqué par une loi physique : la Loi de Henry, qui stipule qu'à température constante et à l'équilibre, la quantité de gaz dissout dans un liquide est proportionnelle à la pression partielle qu'exerce ce gaz sur le liquide. Donc, à mesure que la pression d’un gaz s’accroît, une plus grande quantité de ce gaz pourra se dissoudre dans toutes les solutions avec lesquelles il entre en contact. Dans le cas de la thérapie hyperbare, le gaz en question est l’oxygène et le liquide, le sang. Ceci permet donc de comprendre pourquoi il y a augmentation de l'oxygène dissoute dans le sang lors d'une séance en chambre hyperbare. 

Il existe 2 types de chambres hyperbares :

TYPE 1 - À haute pression : caisson hyperbare rigide pressurisé entre 2 et 3.5 ATA et utilisation d'oxygène pur à 100% (réservé exclusivement au hôpitaux et à une seule clinique privée au Québec).
TYPE 2 - À basse pression : caisson hyperbare flexibles pressurisé entre 1.3 et 1.75 ATA et utilisation de l'air ambiant.  

Maeva - Centre Hyperbare Saguenay est le premier centre au Saguenay-Lac-Saint-Jean à rendre accessible la thérapie hyperbare et il le fait avec l'utilisation de caissons hyperbares flexibles à basse pression.

 

HISTORIQUE

Chambre hyperbare à haute pression

La thérapie en chambre hyperbare à haute pression est employée dans les milieux hospitaliers depuis près d’un siècle, mais elle n'est utilisée au Québec que depuis 1982. Ce traitement médical a fait ses preuves et son utilisation est réputée efficace par Santé Canada et par la Undersea and Hyperbaric Medical Society (une association qui regroupe 2000 médecins et scientifiques du monde entier) pour traiter treize états pathologiques dont l'embolie, l'empoisonnement au monoxyde de carbone, le mal de décompression et les brûlures thermiques. Au Québec, deux hôpitaux sont équipés d’une chambre hyperbare soit l’Hôtel-Dieu de Lévis et l’Hôpital du Sacré-Coeur à Montréal. 

 

Chambre hyperbare à basse pression

La première chambre hyperbare flexible à basse pression a fait son apparition au Canada en 1999. Même si elle a connu un énorme succès auprès des sportifs, l'application principale pour laquelle la chambre hyperbare portative a été la plus utilisée au Québec est pour l'amélioration de la qualité de vie des enfants et des adultes atteints de la paralysie cérébrale. 

 

Paralysie Cérébrale - Dossier clé dans la reconnaissance de la thérapie hyperbare basse pression

Au Québec, la popularité de la thérapie hyperbare à basse pression est due en grande partie au Dr Marois, physiatre et spécialiste en réadaptation pédiatrique à l’hôpital Sainte-Justine, qui a travaillé pendant plus de 20 ans sur la thérapie en chambre hyperbare. Malheureusement, bien qu'il eu contribué à améliorer la condition de milliers d'enfants atteints de troubles neurologiques chroniques ou aiguës et bien qu'une dizaine de recherches scientifiques ont déjà démontré les effets positifs de cette thérapie sur les enfants atteints de paralysie cérébrale (dont une étude internationale publiée en 2014, à laquelle des chercheurs du CHU Sainte-Justine ont participé), l’efficacité de cette thérapie pour la paralysie cérébrale tarde à être pleinement reconnue par Santé Canada et les coûts pour utiliser cette thérapie sont très onéreux puisqu'ils ne sont pas remboursés par le gouvernement. 

 

Dernièrement, une lueur d'espoir a vu le jour pour les familles : la Coalition avenir Québec a promis d’offrir la thérapie gratuitement à 400 patients dans le cadre d’un projet-pilote si elle est élue.

 

Le 20 avril 2018, une autre lueur d'espoir a vu le jour, puisqu'un mandat a été confié par le ministre Barette à l’INESSS, qui épluchera les études scientifiques pour voir s’il convient de rembourser la thérapie hyperbare aux patients atteints de paralysie cérébrale. Un dossier à suivre...